11/28 mai 2003
A’ la veille du G8, la Fédération internationale et d’autres organisations ont appelé les dirigeants des pays les plus riches à garantir durablement le financement du Fonds mondial pour la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, des maladies qui tuent chaque année quelque six millions de personnes.
S’exprimant à l’occasion de l’ouverture à Genève de l’Assemblée mondiale de la santé, le docteur Massimo Barra, de la Croix-Rouge italienne, a souligné que le Fonds affiche pour la seule année en cours un déficit de 1,4 milliard de dollars américains.
“La situation est critique. Outre que nous nous interrogeons sur la capacité du Fonds mondial à financer de futurs programmes approuvés par la communauté scientifique, nous en sommes réduits à envisager sérieusement l’éventualité qu’il ne puisse meme pas assurer la continuité des programmes en cours au-delà de deux ans.
Une telle perspective est proprement scandaleuse, quand il s’agit de fournir à des gens démunis des traitements vitaux contre le sida et la tuberculose”, a déclaré le docteur Barra, qui siège au sein du Conseil d’administration du Fonds. à l’heure actuelle, celui-ci est en mesure d’assurer un traitement antituberculeux à 2 millions de personnes, une protection contre le paludisme à quelque 30 millions de familles africaines, des soins médicaux à 500 000 personnes vivant avec le VIH/sida ainsi qu’un soutien à un demi-million d’enfants orphelins à cause du sida.