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Interventi · 14 Luglio 2003

ECOSOC: réunion sur les mesures pour faire face aux effets du SIDA

Da: www.un.org — 14 Luglio 2003 · FR

Da: “www.un.org” del 14 luglio 2003 – Genève.

… ET AUTRES EPIDEMIES SUR LES INTERVENTIONS HUMANITAIRES – Conseil économique et social

Le Conseil économique et social a tenu cet après-midi, dans le cadre des questions relatives à l’assistance économique spéciale, à l’aide humanitaire et aux secours en cas de catastrophes, inscrites au titre du segment humanitaire de la session de fond de l’ECOSOC, une réunion-débat sur les mesures prises pour faire face aux répercussions du VIH/sida et d’autres maladies épidémiques sur les interventions humanitaires.

La réunion était animée par Mme Carolyn McAskie, Coordonnatrice adjointe pour les secours d’urgence. M. Massimo Barra, Président du réseau européen de la Croix-Rouge sur le sida, a souligné “la catastrophe qui se déroule sous nos yeux”, à savoir la lente destruction du tissu social de l’Afrique australe du fait du VIH/sida. Il a par ailleurs souligné que si l’on veut atteindre les Objectifs de développement du millénaire, il faut absolument que les stratégies d’intervention tiennent compte de la pandémie du VIH/sida, faute de quoi cette maladie maintiendra les pauvres, et en particulier les pauvres ruraux, dans un cercle vicieux de pauvreté et de maladie. Demain matin, à 10 heures, le Conseil poursuivra son débat général au titre du segment humanitaire.

Déclarations liminaires

M. MASSIMO BARRA, Président du réseau européen de la Croix-Rouge sur le sida, a souligné qu’aucune organisation ne peut seule venir à bout de l’épidémie de VIH/sida. Si le risque d’une hécatombe a été écarté l’an dernier en Afrique australe gr‰ce à une intervention ayant permis de prévenir une famine qui menacait 14 millions de personnes, rien en revanche ne vient enrayer la catastrophe qui se déroule sous nos yeux, à savoir la lente destruction du tissu social dans cette région du fait du VIH/sida.

Ce qui se passe aujourd’hui en Afrique australe relève d’un nouveau type d’urgence complexe dont on commence à peine à comprendre le processus. M. Barra a souligné que lorsque quelque chose va mal dans un domaine, le sida ne fait qu’aggraver la situation.

Ainsi, a-t-il mis l’accent sur les facteurs aggravants que constituent généralement le manque d’accès aux soins de santé, la propagation croissante de la tuberculose, de la malaria et d’autres maladies, ainsi que l’absence d’eau potable et de sanitaires.

Si l’on veut atteindre les objectifs de développement du Millénaire, il faut absolument que les stratégies d’intervention tiennent compte de la pandémie du VIH/sida, faute de quoi cette maladie maintiendra les pauvres, et en particulier les pauvres ruraux, dans un cercle vicieux de pauvreté et de maladie. M. Barra a par ailleurs dénoncé le traitement souvent inhumain infligé aux consommateurs de drogue par injection dans de nombreux pays européens.

Souvent, ces personnes, qui auraient besoin de traitement, sont marginalisées par les politiques gouvernementales et contraintes de vivre dans des conditions plus propices à la propagation du VIH/sida. L’intért de l’état serait pourtant de se mettre en contact avec tous les toxicomanes car un toxicomane que l’on ne conna”t pas est deux fois plus dangereux pour la communauté.

M. Barra a d’autre part souligné que les gouvernements qui siègent au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme (malaria) et le financent ne respectent par leurs engagements. En particulier, ils s’écartent du principe de participation de la société civile qui faisait de ce Fonds un instrument si novateur.

Apercu de l’échange de vues

M. BARRA a rappelé que 42 millions de personnes vivent avec le sida et que toute situation de crise est un bouillon de culture non seulement pour le VIH/sida mais aussi pour d’autres maladies et souffrances. Il a souligné que la thérapie fait partie de la prévention et qu’on ne saurait ignorer cet aspect des choses.

La thérapie est dispensée à 500 000 personnes alors que 5,5 millions en auraient actuellement besoin, a-t-il précisé.

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