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Un membre de la Croix-Rouge nommé au conseil du Fonds mondial

Da: “Fédération international des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge”
Geneva, 29 January 2003

Massimo Barra, haut responsable de la Croix-Rouge italienne et pionnier de la lutte contre le sida dans son pays, a été nommé au sein du conseil du Fonds mondial pour la lutte contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme.

II y représentera pendant un an la communauté des organisations non gouvernementales (ONG) des pays développés. Cette nomination a été annoncée lors d’une réunion du conseil tenue du 29 au 31 janvier a Genève.

Cet organe a notamment pour taches de promouvoir le Fonds, d’en élaborer les politiques et stratégies, de décider de l’affectation des crédits et de représenter les diverses composantes, au nombre desquelles la communauté des ONG. L’une des fonctions de Massimo Barra consistera a plaider pour la participation des représentants de cette communauté a la formulation, a la mise en ceuvre et a l’évaluation des politiques et programmes du Fonds mondial.

“La société civile a joué un role déterminant dans toutes les initiatives fructueuses en matière de lutte contre le VIH/sida, mais les gouvernements et la communauté internationale ont tendance a ignorer cette évidence”, a déclaré Barra.

“On continue de tenir a l’écart les membres de la communauté et les volontaires alors qu’ ils devraient etre reconnus comme les éléments clés de toute réponse efficace a la pandémie. Cela représente un énorme gaspillage de ressources et de potentialités.

L’un des principaux défis que j’aurai a relever durant l’année a venir consistera a faire en sorte que la voix de la société civile soit prise en compte dans toute décision et a consolider les partenariats entre les ONG.”

En temps que membre du réseau Croix-Rouge et Croissant-Rouge, qui regroupe quelque 97 millions de volontaires a travers le monde, Massimo Barra apportera a ses collègues du conseil une précieuse expérience et une connaissance approfondie de la société civile et de sa contribution a la lutte contre le VIH/sida.

Il participe lui-meme depuis maintenant 20 ans aux efforts déployés dans ce domaine en Italie, notamment en tant que fondateur et directeur de la Villa Maraini, une fondation de la Croix-Rouge italienne qui a déjˆ offert une assistance a plus de 25000 consommateurs de drogues injectables.

Les échanges de seringues représentent l’un des principaux modes de transmission du VIH dans de nombreux pays développés. Massimo Barra a également été étroitement associé a la mise en place du Réseau européen Croix-Rouge et Croissant-Rouge de lutte contre le sida (ERNA) qui englobe désormais l’Europe orientale, o la propagation de la pandémie est l’une des plus rapides du monde.

En partenariat avec le Réseau européen des personnes vivant avec le VIH/sida, 1’ERNA s’emploie énergiquement a promouvoir la participation des communautés touchées aux efforts de sensibilisation et de prévention.

Le Fonds mondial a pour objectif de mobiliser, d’administrer et de redistribuer des ressources supplémentaires dans le cadre d’ un nouveau partenariat public-privé, en vue de limiter l’impact du VIH/sida, de la tuberculose et du paludisme par des mesures techniquement et financièrement rationnelles. A ce jour, il a reu des annonces de contributions d’un montant total de 2,2 milliards de dollars.

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