Servizi

Le droit aux traitements

Magazine du Mouvement International de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (nùmero 1 – 2003)

L’immense majorité des personnes touchées par le VIH/sida continuera d’etre privee de la vitale thérapie antirétrovirale si on n’augmente pas dans des proportions considérables les ressources affectées au Fonds mondial pour la lutte contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme”, déclare Massimo Barra, récemment nommé au sein du conseil de cette institution en tant que représentant de la communauté des organisations non gouvernementales des pays développés.

Fondateur et directeur de la Villa Maraini, une fondation de la Croix-Rouge italienne qui a déjà offert une assistance à plus de 25.000 consommateurs de drogues injectables, Massimo Barra précise que les contributions allouées à ce jour au Fonds mondial suffiront à peine à financer les traitements d’un demi-million de personnes durant les cinq années à venir, laissant plus de cinq millions d’individus sur la touche.

“C’est absolument inacceptable. Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour sensibiliser la communauté internationale au scandale que constitue la mort de tant d’individus, alors qu’il existe sur le marché des médicaments qui pourraient leur sauver la vie.

“La thérapie fait partie intégrante de la prévention et on ne peut accepter qu’elle soit réservée à seulement 5 ou 10 pour 100 de la population affectée”, poursuit Barra. “Il n’y a pas si longtemps, personne n’aurait imaginé qu’un traitement qui se chiffrait à près de 12.000 dollars par an ne couterait plus que 300 dollars.

Pourtant, c’est le cas aujourd’hui et le prix pourra encore baisser si la volonté politique et la pression publique sont au rendez-vous. La Croix-Rouge doit soutenir cet effort au nom de sa mission humanitaire en faveur des plus vulnérables.”

,