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Le 8 mai sous le signe de la lutte contre la discrimination liée au sida

La Journée mondiale de la Croix-Ronge et du Croissant-Rouge a été marquée par des manifestations très variées, mais toutes placées sous le thème de la lutte contre la discrimination associée au VIH/sida: concours d’affiches englobant toute l’Afrique de l’Est, animations de rue à Genève, ateliers d’éducation par les pairs en Azerba~djan ou au Venezuela.

“Nous sommes en train de perdre la guerre contre le VIH/sida”, a déclaré Juan Mannel Su‡rez del Toro, président de la Fédération internationale. “Chaque année, de plus en plus de gens meurent victimes de la marginalisation et de l’ignorance qui entourent la maladie.

De telles atteintes à la dignité et à la vie humaine sont inacceptables quand nous avons eu plus de deux décennies pour nous familiariser avec la maladie et avec ses modes de transmission”, a ajouté M. Su‡rez del Toro. Plutot que de s’exposer aux conséquences de la discrimination sociale, des millions de gens adoptent des comportements à haut risque ou se privent des traitements dont ils auraient besoin.
Déterminée à combattre les préjugés associés au VIH/sida, la Fédération internationale avait lancé il y a un an une campagne mondiale intitulée La vérité sur le sida. Faites passer… Pour l’année à venir, elle a choisi de mettre en avant le thème On n’attrape pas le sida en…. Elle a déjà édité des timbres et des affiches montrant que le virus ne peut pas etre transmis par une piqure de moustique ni en buvant dans le meme verre qu’une personne séropositive, pas plus qu’en étreignant ou en embrassant une personne affectoe par le VIH/sida.

La Fédération internationale a également critiqué les instances religieuses et autres’organisations qui proscrivent l’utilisation des prése.vatifs et exposent à l’opprobre public des groupes à haut risque. “En diffusant une information erronée sur le VIH/sida, ces organisations agissent de manière irresponsable.

On sait que la sexualité sans risque est un moyen de lutte efficace. Il en va de meme des programmes d’échanges de seringues, qui contribuent non seulement à réduire l’incidence du VIH/sida parmi les usagers de drogues injectables, mals aussi à faire reculer la consommation de drogues”, a sonligné le docteur Massimo Barra, qui a créé au sein de la Croix-Rouge italienne une fondation vouée à l’assistance aux usagers de drogues injectables.

Le Dr. Barra est actuellement membre du conseil d’administration du Fonds mondial pour la lutte contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme.

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