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Dr Massimo Barra Président – Commission permanente

“Allocution devant le Conseil de direction de la Fédération internationale” Genève, 1er décembre 2010

Monsieur le Président de la Fédération internationale,
Monsieur le Président du CICR,
Monsieur le Secrétaire général,
Mesdames et Messieurs les membres du Conseil de direction,
Chers amis et collègues,

C’est pour moi un honneur et un plaisir de prendre à nouveau la parole devant vous et de vous informer sur les travaux menés par la Commission permanente. Dans l’intervalle écoulé depuis notre dernière rencontre, nous avons commencé à préparer les réunions très importantes que le Mouvement tiendra l’an prochain. En effet, le Conseil des Délégués et la XXXIe Conférence internationale auront lieu dans moins d’un an, immédiatement après votre Assemblée générale, en novembre 2011.

Monsieur le Président,
Quand j’ai rencontré les Sociétés nationales lors de différentes conférences, j’ai constaté qu’elles souhaitaient vivement être associées à la planification de ces réunions. Je crois que c’est là une conséquence naturelle du renforcement notable de leurs capacités. Elles veulent prendre part à la prise de décisions, là où les ordres du jour sont établis et les résultats du Conseil et de la Conférence mis au point. Il nous appartient de veiller à ce qu’elles puissent le faire, dans des conditions qui soient acceptables pour elles.

En septembre, les membres de la Commission ont débattu des points à inscrire éventuellement aux ordres du jour du Conseil et de la Conférence, à laquelle participent aussi nos principaux partenaires – les États. Au cours des prochains mois, nous devrons cibler et clarifier nos priorités afin que les projets provisoires d’ordre du jour soient prêts en mars. Nous devons garder à l’esprit ce que nous ont dit les Sociétés nationales et les États : être clairs et précis, et ne pas surcharger l’ordre du jour, même si cela semble parfois difficile.

Permettez-moi d’essayer de résumer en quelques minutes ce que nous envisageons. Je commencerai par le Conseil.
Les armes nucléaires font l’objet d’une attention grandissante de la part du « monde politique », à l’extérieur de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Elles sont aussi, indéniablement, une préoccupation humanitaire essentielle. C’est pourquoi une prise de position du Mouvement, qui mettrait en évidence les coûts humains et la difficulté de concilier l’emploi des armes nucléaires avec le droit international humanitaire, pourrait nous aider dans nos activités de diplomatie humanitaire auprès de diverses instances nationales et internationales.

Les ateliers de Nairobi ont recommandé que le Conseil examine la coopération du Mouvement avec les acteurs externes et donne des orientations aux Sociétés nationales opérant dans des situations de conflit armé et autres situations de violence. Il y a aussi le processus d’examen et de révision des Principes et règles de secours Croix-Rouge et Croissant-Rouge. Vous déciderez s’ils doivent être soumis au Conseil pour adoption.

Comment pouvons-nous préserver au mieux notre patrimoine Croix-Rouge et Croissant-Rouge ? L’idée d’un débat sur ce point découle du sentiment qu’une attention accrue doit être portée à la préservation et à la sauvegarde de notre patrimoine historique et culturel. L’objectif serait de consacrer des efforts et des ressources à la préservation et à la diffusion de notre patrimoine, en coopération avec le Musée de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, ici à Genève. Je tiens à souligner personnellement combien c’est important. Nous risquons de perdre notre histoire et notre mémoire institutionnelle, notamment en raison de la rotation constante dans les Sociétés nationales et à Genève.

Vous vous souviendrez de l’étude exhaustive sur l’emblème qui a été présentée à Nairobi. Certaines Sociétés nationales ont indiqué être préoccupées par le fait que les règles strictes régissant l’usage de l’emblème compliquent considérablement le marketing lié à une cause et le positionnement. Il a été proposé de débattre des défis liés à cet usage, de collecter les meilleures pratiques et de faire connaître les solutions élaborées par les Sociétés nationales.

Enfin et surtout, il y a la Stratégie pour le Mouvement. Adoptée en 2001, elle aura 10 ans l’an prochain et nous pensons qu’il serait raisonnable d’assumer que les objectifs et les actions qui y sont définis ont maintenant été réalisés.

Nous avons demandé qu’une évaluation soit faite de la réalisation des objectifs stratégiques et des résultats attendus des 10 actions. Les conclusions, ainsi que les recommandations relatives à une nouvelle stratégie ou à des lignes directrices stratégiques, seront soumises à l’attention du Conseil des Délégués.

La Stratégie appelait les Sociétés nationales à examiner leurs statuts et, au besoin, à les réviser d’ici à 2010. Toutes les Sociétés nationales n’ont pas achevé ce processus, et il nous faudra peut-être décider de poursuivre l’examen.

En outre, la Stratégie appelle à renforcer le dialogue et les consultations au sein du Mouvement par le biais d’une meilleure utilisation des forums existants, de nos réunions, ainsi que d’une coordination et d’un alignement améliorés des ordres du jour des réunions statutaires et autres. Ce n’est pas un point nouveau ; comme vous le savez, les travaux relatifs à l’action 4 se poursuivent.
Je suis très heureux que Steve Carr, qui est membre de la Commission, collabore avec votre Groupe consultatif sur les réunions du Mouvement. Le Groupe s’est réuni lundi dernier seulement, mais je suis convaincu que Steve a communiqué les conclusions que nous avons réunies jusqu’à présent, notamment sur la question capitale d’un meilleur alignement entre l’Assemblée générale et le Conseil des Délégués. À cet égard, nous pouvons démontrer que nous sommes attentifs à la nécessité d’un changement véritable et aux attentes clairement manifestées par les dirigeants des Sociétés nationales à ce sujet.

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